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Mercredi 20 avril 2011 3 20 /04 /Avr /2011 15:14

- Aujourd’hui nous fêtons la sainte Odette - Soleil : 06 h 53 * 20 h 48 - Bélier/3e décan - Température extérieure 29° - Temps chaud - Dicton du jour « Vol de corbeaux annonce le beau temps » -

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En Bretagne, il était jadis de tradition, lorsqu'on avait tué le cochon, d'inviter tout le village une fois l'an à un repas rituel où l'on servait boudins et saucisses, pâtés et jambons. Un dimanche, Laou ar Braz, le paysan le plus riche de Pleyber-Christ, attendit la fin de la messe pour convier toutes les ouailles à partager avec lui le fameux repas le mardi suivant. Il se mit à crier à la cantonade :

 

- Venez tous ! Venez tous !

 

Or, en ce temps là, le cimetière se trouvait tout autour de l'église. Une petite voix grêle s'éleva alors des tombes piétinées par les villageois :

 

- Moi aussi je pourrai venir ?

- Que je sois damné si je mens ! s'écria Laou ar Braz, qui ignorait l'origine de l'étrange voix. Puisque j'invite tout le monde, c'est qu'il n'y aura personne de trop !

 

Dès le mardi matin, tout le village se mit en route pour la maison de Laou ar Braz. Les plus fortunés en char à boeufs, les mendiants à cloche-pied sur leurs béquilles. Ils furent accueillis dans une vaste salle où les tables étaient dressées et les couverts mis, devant une avalanche de charcutailles. Chacun avait déjà le nez dans son assiette pleine, mastiquant en cadence, lorsqu'un invité tardif se présenta. Il n'avait pas fière allure, avec sa souquenille de vieille toile noire en loques, qui lui collait à la peau et sentait le pourri. Mais Laou l'accueillit avec autant d'amabilité que les autres et lui trouva une place à table. L'homme s'assit mais ne toucha à aucun des mets qu'on lui servait. Il tenait la tête baissée,  masquée par une cagoule noire, et ne répondait à aucune des questions que lui posaient ses voisins. Il semblait étranger au pays, car personne ne l'avait jamais vu.

 

Le repas prit fin et les invités quittèrent le festin, non sans avoir remercié Laou et l'avoir félicité pour la qualité de son accueil. Ce dernier se frottait les mains, car il aimait à ce qu'on s'en allât de chez lui plein jusqu'à la gorge. Il allait se retirer dans sa chambre lorsqu'il s'aperçut qu'il restait un dernier convive dans la salle. il s'agissait de l'homme étrange à la souquenille de vieille toile, qui avait retourné son verre et son assiette contre la table.

 

- Ne te presse pas, dit Laou en s'approchant de lui. Tu es venu en retard, il est normal que tu partes le dernier. Mais tu risques de t'endormir devant ton assiette et ton verre vides !

 

C'est alors que l'étranger leva lentement la tête, dévoilant, à la place du visage, une tête de mort. Laou reconnut aussitôt l'Ankou, la Mort, qui lui dit de sa voix grêle :

 

- Lorsque je t'ai demandé au cimetière si je pouvais venir, tu as répondu qu'il n'y avait personne de trop. Tu n'imaginais pas que tu invitais la Mort à ta table. Mais comme tu as été aimable et accueillant avec moi, je ne t'emporterai pas ce soir. Mais je reviendrai te chercher dans huit jours d'ici. Le repas que je te ferai servir ne vaudra sans doute pas le tien, mais la compagnie sera encore plus nombreuse. A ces mots, l'Ankou disparut dans un grand tintement d'osselets. Laou ar Braz passa la semaine à faire le partage de ses biens entre ses enfants. Le dimanche, il se confessa avant d'assister à la messe. Le lundi il convia tous ses amis à un ultime banquet et le mardi il mourut. Mais il n'est pas à plaindre car ses largesses et sa bonté lui valurent de faire une bonne mort !

 

 

D'après Anatole Le Braz, La Légende de la mort ches les Bretons armoricains, Paris, 1922-1923

 

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Moi je trouve que l'Ankou aurait pu lui laisser un peu plus de sursis... Mais avec lui on ne peut pas discuter. Je ferai un petit rajout pour vous parler de l'Ankou. C'est tellement la pagaille dans mes dossiers que je ne retrouve plus où je l'ai fourré.

 

sabot.gif En Bretagne, au temps jadis, lorsqu'on tuait le cochon, les voisins étaient invités pour aider et tout le monde se rassemblait ensuite pour manger saucisses, boudins...etc. Le reste de la viande était mise au saloir. Chaque ferme s'arrangeait pour tuer le cochon à des périodes différentes, cela permettait aux paysans de manger de la viande fraiche un peu plus souvent. On dit que lorsqu'on voyait le bout de la queue apparaître dans le saloir, il était temps de tuer un autre cochon.

 

Il me reste quelques souvenirs (j'étais vraiment petite) des cochons de la famille de mes grands-parents. La truie avait un vaste endroit pour se dégourdir et se rouler dans la boue, elle était choyée, calinée, bien nourrie, rentrée à la porcherie le soir. Les petits porcelets courraient partout. On était loin de l'élevage intensif ! Avec la culture du potager, le lait des vaches, les oeufs, les lapins; les familles vivaient pratiquement en autarcie.

 

Heureusement, on m'a épargnée la mort du cochon.

 

 

Bonne journée les amis 2

 

 


Par Garo - Publié dans : Contes et légendes du terroir - Communauté : Diaspora Zorange
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Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 17:00

 

- Aujourd’hui nous fêtons la saint Parfait - Soleil : 06 h 56 * 20 h 45 - Bélier/3e décan - Température extérieure 28°4 - Temps chaud - Dicton du jour « Qui ne se lasse point arrive à sa fin » -

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Ben alors qu'est-ce qui se passe ! J'ai beau faire la danse de la pluie, avril nous refuse la moindre goutte d'eau sur la région parisienne. L'été n'est quand même pas déjà arrivé, ça promet ! La nature a soif, moi aussi ...mdr... Aujourd'hui, une recette du terroir (Bourgogne).

 


 

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Lors d'un séjour en Bourgogne, dans le Beaujolais ou ailleurs, c'est avec une pointe de répulsion que le citadin refusera la goutte de la bouteille d'alcool contenant une vipère, que lui propose le maliceux paysan.

 

- " Vous avez bien tort," rétorquera le paysan en se servant deux doigts de ce breuvage qui se boit avec modération, car la vipérine apaise la bronchite chronique, les crampes d'estomac et réveillerait un mourant. L'effet serait dû au mélange de l'alcool et du venin.

 

Pour en apprécier tous les bienfaits, il faut le laisser vieillir plusieurs années, et voici la recette au cas où vous changeriez d'avis :

 

 

Mettez avec adresse une vipère bien vivante (à défaut pourquoi pas un cobra comme en Chine) dans une bouteille dans le fond de laquelle repose un doigt d'eau. Bouchez avec un bouchon percé car la vipère doit respirer, et laissez la jeûner durant 15 jours. Rincez ensuite abondamment le récipient.

 

Puis remplir la bouteille d'eau-de-vie à 50° minimum et fermez hermétiquement (il vaut mieux, au cas où la bestiole se sauve). La vipère mourra dans une grande ébriété au bout de quelques heures, laissant une boisson dans laquelle elle aura déposé toute son énergie !

 

 

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J'avoue que j'en suis restée à la bouteille d'eau de vie de fruits que faisait ma grand-mère,  où il y avait une petite danseuse à l'intérieur, il fallait remonter la clé et la danseuse tournait au son d'une jolie petite musique. Vous avez déjà goûté à de la liqueur de bestiole vous ? Moi pour rien au monde, même sous la torture je ne boirai ce genre de chose ! 

 

 

Bonne journée les amis 2


 

 


 


Par Garo - Publié dans : Produits du terroir - Communauté : Diaspora Zorange
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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 14:22

- Aujourd’hui nous fêtons la saint Jules - Soleil : 07 h 08 * 20 h 36 - Bélier/3e décan - Température extérieure 19°4 - Temps mitigé - Dicton du jour « Qui veut l’œuf doit supporter la poule » -

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Et oui, le temps on ne le voit pas, donc on ne le voit pas passer ! La Bibliothèque nationale de France met à notre disposition des milliers de documents que l'on peut exposer du moment que cela ne soit pas à but lucratif. Cela m'a donné l'idée de créer cette nouvelle rubrique " Album du passé " où je mettrai quelques documents du temps passé.

 

Aujourd'hui je vous mets des photos de 1914. Je ne savais pas qu'on pouvait monter des cochons ! Quelle drôle d'idée quand même...mdr... Bon, cela ne se passe pas en France mais en Angleterre (ça ne m'étonne pas). Si quelqu'un a entendu parler de cette pratique en France, je suis preneuse d'anecdotes.

 

 

 

 

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J'espère qu'après toute cette bonne volonté du cochon à se laisser monter, il n'a pas été mangé ! A voir sa tête, je me demande si le gamin n'aurait pas préféré monté sur l'âne, quelle bouille il fait ! J'adore ces vieilles photos.

 

 

Bonne journée les amis 2


Par Garo - Publié dans : Album du passé - Communauté : Diaspora Zorange
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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 10:40

- Aujourd’hui nous fêtons la saint Stanislas - Soleil : 07 h 10 * 20 h 34 - Bélier/3e décan - Température extérieure 24° - Temps beau et ensoleillé- Dicton du jour « En avril si la gelée vient, elle apporte le vin et le pain » -

 

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Dans tout le pays environnant on appelait la ferme des Lucas «la Métairie». On n'aurait su dire pourquoi. Les paysans, sans doute, attachaient à ce mot «métairie» une idée de richesse et de grandeur, car cette ferme était assurément la plus vaste, la plus opulente et la plus ordonnée de la contrée.
La cour, immense, entourée de cinq rangs d'arbres magnifiques pour abriter contre le vent violent de la plaine les pommiers trapus et délicats, enfermait de longs bâtiments couverts en tuiles pour conserver les fourrages et les grains, de belles étables bâties en silex, des écuries pour trente chevaux, et une maison d'habitation en brique rouge, qui ressemblait à un petit château.
Les fumiers étaient bien tenus ; les chiens de garde habitaient en des niches, un peuple de volailles circulait dans l'herbe haute.
Chaque midi, quinze personnes, maîtres, valets et servantes, prenaient place autour de la longue table de cuisine où fumait la soupe dans un grand vase de faïence à fleurs bleues.
Les bêtes, chevaux, vaches, porcs et moutons, étaient grasses, soignées et propres ; et maître Lucas, un grand homme qui prenait du ventre, faisait sa ronde trois fois par jour, veillant sur tout et pensant à tout.
On conservait, par charité, dans le fond de l'écurie, un très vieux cheval blanc que la maîtresse voulait nourrir jusqu'à sa mort naturelle, parce qu'elle l'avait élevé, gardé toujours, et qu'il lui rappelait des souvenirs.

 

Un goujat de quinze ans, nommé Isidore Duval, et appelé plus simplement Zidore, prenait soin de cet invalide, lui donnait, pendant l'hiver, sa mesure d'avoine et son fourrage, et devait aller, quatre fois par jour, en été, le déplacer dans la côte où on l'attachait, afin qu'il eût en abondance de l'herbe fraîche.
L'animal, presque perclus, levait avec peine ses jambes lourdes, grosses des genoux et enflées au-dessus des sabots. Ses poils, qu'on n'étrillait plus jamais, avaient l'air de cheveux blancs, et des cils très longs donnaient à ses yeux un air triste.
Quand Zidore le menait à l'herbe, il lui fallait tirer sur la corde, tant la bête allait lentement ; et le gars, courbé, haletant, jurait contre elle, s'exaspérant d'avoir à soigner cette vieille rosse.
Les gens de la ferme, voyant cette colère du goujat contre Coco, s'en amusaient, parlaient sans cesse du cheval à Zidore, pour exaspérer le gamin. Ses camarades le plaisantaient. On l'appelait dans le village Coco-Zidore.
Le gars rageait, sentant naître en lui le désir de se venger du cheval. C'était un maigre enfant haut sur jambes, très sale, coiffé de cheveux roux, épais, durs et hérissés. Il semblait stupide, parlait en bégayant, avec une peine infinie, comme si les idées n'eussent pu se former dans son âme épaisse de brute.
Depuis longtemps déjà, il s'étonnait qu'on gardât Coco, s'indignant de voir perdre du bien pour cette bête inutile.

 

Du moment qu'elle ne travaillait plus, il lui semblait injuste de la nourrir, il lui semblait révoltant de gaspiller de l'avoine, de l'avoine qui coûtait si cher, pour ce bidet paralysé. Et souvent même, malgré les ordres de maître Lucas, il économisait sur la nourriture du cheval, ne lui versant qu'une demi-mesure, ménageant sa litière et son foin. Et une haine grandissait en son esprit confus d'enfant, une haine de paysan rapace, de paysan sournois, féroce, brutal et lâche.
Lorsque revint l'été, il lui fallut aller remuer la bête dans sa côte. C'était loin. Le goujat, plus furieux chaque matin, partait de son pas lourd à travers les blés. Les hommes qui travaillaient dans les terres lui criaient, par plaisanterie :
—Hé Zidore, tu f'ras mes compliments à Coco.
Il ne répondait point ; mais il cassait, en passant, une baguette dans une haie et, dès qu'il avait déplacé l'attache du vieux cheval, il le laissait se remettre à brouter ; puis approchant traîtreusement, il lui cinglait les jarrets. L'animal essayait de fuir, de ruer, d'échapper aux coups, et il tournait au bout de sa corde comme s'il eût été enfermé dans une piste. Et le gars le frappait avec rage, courant derrière, acharné, les dents serrées par la colère.
Puis il s'en allait lentement, sans se retourner, tandis que le cheval le regardait partir de son œil de vieux, les côtes saillantes, essoufflé d'avoir trotté. Et il ne rebaissait vers l'herbe sa tête osseuse et blanche qu'après avoir vu disparaître au loin la blouse bleue du jeune paysan.

 

Comme les nuits étaient chaudes, on laissait maintenant Coco coucher dehors, là-bas, au bord de la ravine, derrière le bois. Zidore seul allait le voir.
L'enfant s'amusait encore à lui jeter des pierres. Il s'asseyait à dix pas de lui, sur un talus, et il restait là une demi-heure, lançant de temps en temps un caillou tranchant au bidet, qui demeurait debout, enchaîné devant son ennemi, et le regardant sans cesse, sans oser paître avant qu'il fût reparti.
Mais toujours cette pensée restait plantée dans l'esprit du goujat : «Pourquoi nourrir ce cheval qui ne faisait plus rien ? » Il lui semblait que cette misérable rosse volait le manger des autres, volait l'avoir des hommes, le bien du bon Dieu, le volait même aussi, lui, Zidore, qui travaillait.
Alors, peu à peu, chaque jour, le gars diminua la bande de pâturage qu'il lui donnait en avançant le piquet de bois où était fixée la corde.
La bête jeûnait, maigrissait, dépérissait. Trop faible pour casser son attache, elle tendait la tête vers la grande herbe verte et luisante, si proche, et dont l'odeur lui venait sans qu'elle y pût toucher.
Mais, un matin, Zidore eut une idée : c'était de ne plus remuer Coco.
Il en avait assez d'aller si loin pour cette carcasse.
Il vint cependant, pour savourer sa vengeance. La bête inquiète le regardait. Il ne la battit pas ce jour-là. Il tournait autour, les mains dans les poches.

 

Même il fit mine de la changer de place, mais il renfonça le piquet juste dans le même trou, et il s'en alla, enchanté de son invention.
Le cheval, le voyant partir, hennit pour le rappeler ; mais le goujat se mit à courir, le laissant seul, tout seul, dans son vallon, bien attaché, et sans un brin d'herbe à portée de la mâchoire.
Affamé, il essaya d'atteindre la grasse verdure qu'il touchait du bout de ses naseaux. Il se mit sur les genoux, tendant le cou, allongeant ses grandes lèvres baveuses. Ce fut en vain. Tout le jour, elle s'épuisa, la vieille bête, en efforts inutiles, en efforts terribles. La faim la dévorait, rendue plus affreuse par la vue de toute la verte nourriture qui s'étendait par l'horizon.
Le goujat ne revint point ce jour-là. Il vagabonda par les bois pour chercher des nids.
Il reparut le lendemain. Coco, exténué, s'était couché. Il se leva en apercevant l'enfant, attendant enfin, d'être changé de place.
Mais le petit paysan ne toucha même pas au maillet jeté dans l'herbe. Il s'approcha, regarda l'animal, lui lança dans le nez une motte de terre qui s'écrasa sur le poil blanc, et il repartit en sifflant.
Le cheval resta debout tant qu'il put l'apercevoir encore ; puis sentant bien que ses tentatives pour atteindre l'herbe voisine seraient inutiles, il s'étendit de nouveau sur le flanc et ferma les yeux.
Le lendemain, Zidore ne vint pas.
Quand il approcha, le jour suivant, de Coco toujours étendu, il s'aperçut qu'il était mort.

 

Alors il demeura debout, le regardant, content de son œuvre, étonné en même temps que ce fût déjà fini. Il le toucha du pied, leva une de ses jambes, puis la laissa retomber, s'assit dessus, et resta là, les yeux fixés dans l'herbe et sans penser à rien.
Il revint à la ferme, mais il ne dit pas l'accident, car il voulait vagabonder encore aux heures où, d'ordinaire, il allait changer de place le cheval.
Il alla le voir le lendemain. Des corbeaux s'envolèrent à son approche. Des mouches innombrables se promenaient sur le cadavre et bourdonnaient à l'entour.
En rentrant il annonça la chose. La bête était si vieille que personne ne s'étonna. Le maître dit à deux valets :
Prenez vos pelles, vous f'rez un trou là ous qu'il est.
Et les hommes enfouirent le cheval juste à la place où il était mort de faim.
Et l'herbe poussa drue, verdoyante, vigoureuse, nourrie par le pauvre corps.

 

Guy de Maupassant

 

 

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Elle est vraiment très triste cette histoire ! J'aime beaucoup la façon d'écrire de Guy de Maupassant.

 

 

Bonne journée les amis 2

 


Par Garo - Publié dans : Contes du jour et de la nuit - Communauté : Diaspora Zorange
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Dimanche 10 avril 2011 7 10 /04 /Avr /2011 13:37

- Aujourd’hui nous fêtons la saint Fulbert - Soleil : 07 h 12 * 20 h 33 - Bélier/2e décan - Température extérieure 31°7 - Temps beaucoup trop chaud pour moi - Dicton du jour « Qui s‘excuse s‘accuse » -

 

 

Ce n'est pas possible qu'il fasse déjà si chaud au mois d'avril ! Si ça continue je vais louer un grand congélateur pour y dormir. J'ai la flemme d'écrire un article et de passer sur vos blogs. Je vous mets quelques photos prises vendredi en allant faire les courses. Cliquez dessus pour les voir en plus grand si ça vous dit.

 

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Des cerisiers du Japon il y en a partout dans la résidence, celui-là  trône juste à l'entrée.  En une semaine les arbres ont pris leurs feuilles et leurs feuilles, y a pas à dire, on va vers l'été !

 

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Une autre vue. Ce qu'il y a de bien dans cette résidence (construite à l'orée de la forêt) c'est que toutes les maisons sont de plain-pied et entourées généralement de grandes haies. On a l'impression d'être seule avec les arbres, les oiseaux, les sangliers, les moustiques, les grenouilles, les araignées, les chenilles urticantes !

 

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Les branches sont tellement basses que je peux mettre mon nez das les fleurs. Avec la chance que j'ai je vais bien me faire piquer la nez par une guêpe ! Dommage que de si jolies fleurs n'aient pas de parfum !

 

http://sd-4.archive-host.com/membres/images/121124500522244322/Mes_photos/DSC00006tulipes.pngDes tulipes dans un bac à côté de mon légumier. C'est pas de chance, je n'aime pas les tulipes et le maire en a fait mettre dans toutes les jardinières de la commune. Encore, celles-là ont une jolie couleur, ma voisine qui est une fana de tulipes en met partout devant sa maison. Elles sont tellement rouges que ça me fait loucher !

 

http://sd-4.archive-host.com/membres/images/121124500522244322/Mes_photos/DSC00009maison.pngC'est une maison que j'aime beaucoup, elle est juste en face de mon légumier. Je rêve d'avoir une tour, je la transformerai en cachot et j'y enfermerai avec plaisir tous les enfants mal-élevés qui habitent une maison pas loin de la mienne ! Et puis j'y attacherai les parents beaufs avec par la même occasion...mdr... !

 

 

Bonne journée les amis 2

 

 


Par Garo - Publié dans : printemps nature - Communauté : Diaspora Zorange
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