

Auberges françaises
Au XVIe siècle
D’après « Histoire des français des divers états », de A.-A. Monteil, paru en 1853
Je me suis aperçu que j’avais passé les Pyrénées lorsque je suis entré dans les auberges. Quelles bonnes, quelles excellentes auberges ! On y est aussi bien et mieux que chez soi. Quelle différence avec les auberges de l’Espagne, où l’on est obligé de tout porter, excepté l’huile, le vinaigre et le sel. Ici, tous les aubergistes, tous les cabaretiers, tous les taverniers, ont des lettres du roi.
Ici, toutes les maisons où l’on donne à coucher, à manger, portent écrit en gros caractères : Hostellerie, Cabaret, Taverne par la permission du Roi.
LES AUBERGES DE VOYAGEURS A PIED : Ici, il y a des auberges où
l’on ne loge que les gens à pied. On lit sur la principale porte, en gros caractères : Dinée du voyageur à pied, six sols ; couchée du voyageur à pied, huit sols (ordonnance
relative aux taux des hôtelleries, 21 mars 1579).
LES AUBERGES DE VOYAGEURS A CHEVAL : Ici, il y a aussi des auberges où l’on ne loge que les gens à cheval. On lit sur la principale porte, en gros caractères :Dinée du voyageur à cheval, douze sols couchée du voyageur à cheval, vingt sols.
Un voyageur à pied voudrait dîner, souper splendidement comme un voyageur à cheval, il ne le pourrait ; un voyageur à cheval voudrait dîner, souper sobrement comme un voyageur à pied, il ne le pourrait pas non plus. Les lois françaises empêchent l’un de trop dépenser, l’autre de ne pas dépenser assez.
LES REPUES : Je note que les auberges marquées pour le dîner des voyageurs, où quelquefois l’on est traité assez peu chrétiennement, où l’on est quelquefois exposé à mettre sous sa fourchette du corbeau, du serpent, du cheval, et d’autres viandes de cette espèce, que depuis quelques années le siège de Sancerre a ajouté aux aliments en usage, sont dans les itinéraires nommées repues.
LES GÎTES : Et que les auberges où l’on couche y sont nommées gîtes. J’ai trouvé celles-ci incomparablement meilleures : vastes écuries, vastes remises, vastes salles, grandes tables, grands feux, belle vaisselle d’argent, beaux lits de soie. La magnificence de ces auberges s’annonce même à l’enseigne, pendue sous de beaux grillages dorés. Je pensais et je devais naturellement penser que les troncs pour les pauvres étaient plus pleins dans les gîtes que dans les repues ; j’ai appris que c’était le contraire. Peut-être dans la nature humaine, midi est-il une meilleure heure d’aumône que l’heure où l’on se couche, où l’on se lève.
LES AUBERGISTES : On dit que les Français sont les plus polis des hommes ; on devrait ajouter que les aubergistes sont les plus polis des Français. Dès que vous entrez dans une auberge, vous êtes accueilli par la gracieuse figure de votre ami. A la vérité, quand vous ne payez pas votre dépense, l’aubergiste vous fait conduire tout droit en prison, ou du moins vous fait saisir votre cheval , mais pourquoi, sans argent, se mettre en voyage ? Depuis quelques années les aubergistes sont fort imposés ; ils vous le disent. Plusieurs, à cause des services qu’eux ou leurs prédécesseurs ont rendus à l’état, sont francs d’impôts ; ils vous le disent encore plus volontiers. Maintenant les aubergistes ne vous désarment plus et, ce qui est bien autrement important, ils ne sont plus maintenant divisés en royalistes et en ligueurs. Vous n’êtes plus obligé quand vous arrivez dans une ville, de réformer vos opinions suivant que l’enseigne où vous allez loger représente Henri III, le duc de Guise, l’écusson de France, la croix de Lorraine.
J'avoue que le principe du : Un voyageur à pied voudrait dîner, souper splendidement comme un voyageur à cheval, il ne le pourrait ; un voyageur à cheval voudrait dîner, souper sobrement comme un voyageur à pied, il ne le pourrait pas non plus. Les lois françaises empêchent l’un de trop dépenser, l’autre de ne pas dépenser assez... me fait sourire !
Toi tu es riche, tu dois dépenser et toi le manant, reste à ta place et mange du corbeau. Finalement, est-ce que sur le fond ce n'est pas toujours la même chose à notre époque ?
Je croyais que le printemps débutait le 21 mars, et je vois sur mon almanach que c'est demain. Comment ça se fait ? Je vais vous mettre quelques photos de fleurs car se seront les seules. Je ne mets plus de fleurs dans mon jardin à cause de mon Léonberg au levé de patte ravageur.
Honneur d'abord a mon forsythia qui mérite la médaille de l'arbuste le plus méritant
Le propriétaire précédent avait planté des thuyas dans des grands pots devant la maison, et entre deux, il y avait une petite vasque en pierre, sans rien dedans si ce n'est une trentaine de centimètres de terre. Je n'ai jamais pu l'enlever de là car trop lourde. Il y a 4 ans, une petite graine a du se retrouver dans la vasque, et voilà aujourd'hui le forsythia qui pousse un peu plus chaque année. Je ne m'en occupe jamais, je ne l'arrose pas, et il se contente de sa trentaine de centimètres de terre. Il faudra peut-être que je le coupe un peu après floraison cette année!
D'un peu plus près
D'encore plus près
Dans notre commune nous avons droit à trois grandes poubelles pour le tri sélectif. Une pour les ordures normales, une pour le verre et une pour le plastic et le carton. Là où je les entrepose, sur le gravier, pousse des petites primevères. Elles sortent de je ne sais où, poussent à travers les graviers. Décidément, la nature se contente de peu de chose ici !
Elles sont mignonnes ces petites primevères avec leur coeur tout jaune.
Alors là... Je vous jure que c'est une photo non retouchée, non truquée. Je n'en reviens pas ! On dirait de fausses primevères. Je suis retournée les voir, elles ont bien cette espèce de liseré blanc gris qui fait le tour de la fleur et ont bien cette couleur flashy ! Si j'avais voulu faire un montage photo, il aurait beaucoup plus réussi !
Bon dimanche à vous tous et bisous (oui Pascal, j'enlève la neige qui tombe sur le blog demain)
Et oui, ça
sent le printemps, j'ai reçu il n'y a pas longtemps une lettre du syndic de copropriété parce que ma haie principale n'était pas aux normes. Ca je suis complètement d'accord. Alors j'ai fait
venir une entreprise d'élagage, ils sont venus à trois, ils ont coupé 1,50m en hauteur (elle faisait plus de 4 mètres), ont rabattu 1 mètre sur la profondeur, le tout sur 25 mètres de haie. J'en
ai eu pour 600 euros. Je me sens légère...légère...comme un petit nid d'oiseau comme le disait la pub. y a pas de soucis, j'adore les pommes de terre.
Ca commence à sentir le printemps et je déteste ça ! Je ne me sens bien qu'en automne et en hiver, il va falloir subir !
J'ai un petit bout de jardin mitoyen avec celui de ma voisine (6 mètres environ), pour lui faire plaisir j'ai coupé tous les pouic pouic des lauriers qui dépassaient de mon côté et qu'elle ne pouvait atteindre. J'y ai trouvé un nid de l'année dernière, un nid de mésanges.
Maxou adore regarder les gens travailler dans le jardin. Il surveille, viens de temps en temps voir si le résultat lui plaît et à la fin, il se transforme en inspecteur des travaux finis. Il est très content du résultat. J'aime bien cette photo car Maxou va bientôt avoir 7 ans, ce qui est déjà vieux pour une race de grande taille, je trouve qu'il fait jeune chien sur la photo. Il faut dire qu'il se prend toujours pour un chiot et ce n'est pas moi qui lui apprendrai la vérité...lol...
Dès qu'il y a un rayon de soleil, Maxou se met à briller de mille feux ! Je fais venir ses croquettes d'Allemagne (je commande sur internet), il n'y a que là où j'ai trouvé une marque où il n'y a aucune cendres animales, ni colorants, ni conservateurs, par contre elles sont au saumon et enrichie en oméga 3. Alors il a un poil.... magnifique ! On a toujours envie de l'embrasser, en plus ce chien sent bon ! Le caniche centenaire a la même chose mais en boite, comme un vieux grand-père il n'a plus de très bonnes dents ! Quelques fois Maxou, très grand seigneur, va chercher une bonne dose de croquettes dans sa gamelle et les verse sur la tête du caniche : " Tiens manant, prends ! " ... Trop content le caniche, il adore les croquettes de Maxou, y sont marrants ces deux là.
Et oui, ça sent le printemps, il y a tous ces petits machins qui apparaissent dans mes arbres (des hêtres je crois) et qui me font pleurer, éternuer, tousser, moucher... Je ressemble à une espèce de monstre larmoyant au nez rouge !
Tiens, une petite vidéo que j'ai faite en avril l'année dernière des deux compères. Ils n'ont pas changés, il n'y a que le jardin qui s'est agrandi avec le taillage de la haie en hauteur et en profondeur.
Tsouin Tsouin... Maxou et Kikou les vedettes. (Il vaut peut-être mieux d'abord aller en bas à droite pour éteindre le lecteur de musique, et puis
vous pouvez en faire un coq au vin du coq qui nous casse les oreilles..lol..)
Bon, ça suffit pour aujourd'hui.. Bonne journée tout le monde.
Aujourd'hui c'est repos des méninges, on papote. Je me suis amusée à faire une compostiion style livre ancien, je ne sais pas pourquoi ça m'a pris comme ça. J'ai pris une texture de papier que j'ai bidouillée un peu et que j'ai superposée, j'ai mis des bandes différentes, remplies par des textures différentes, j'ai collé un élément d'une affiche de Norman Rockwell (la petite grand-mère), j'ai collé le tout ensemble et voila ! Je trouve qu'on dirait un vieux cahier de grand-mère.
Alors, pourquoi le titre tarte aux pommes : de toute ma vie je n'ai jamais aimé le sucré, je n'ai que très rarement mangé un dessert ou un fruit. Je ne suis plus un jeune perdreau de l'année... non...mdr.. je suis plutôt genre très vieille perdrix qui pourrait cuire une dizaine d'heure avec du chou, vous vous casseriez quand même les dents ! Et voila que depuis quinze jours, j'en suis à ma deuxième tarte aux pommes. Ce qui fait que dans toute ma vie, j'en ai fait trois, la première je devais avoir 20 ans ! C'est un petit pas pour l'humanité mais un grand pas pour moi. Le pire c'est que je trouve ça bon, je dois vieillir ! Alors, je n'arrive pas à faire une jolie tarte avec des quartiers de pommes bien rangées, au bout d'un moment ça part dans tous les sens, je n'ai jamais eu le sens de l'orientation. Je prends de la pâte feuilletée toute prête (il ne faut pas exagérer), je la préfère à la pâte brisée. Je mets une bonne liche de compote toute prête (il ne faut pas exagérer non plus), je saupoudre de sucre roux, de sucre blanc, je râpe de la cannelle. Ensuite je dispose comme je peux mes quartiers de pommes (de la race Elstar) et je te re soupoudre de sucre roux et blanc et de cannelle et hop ! au four. Je vous entends rigoler et vous avez raison, vous parlez d'un exploit ! Et ben oui, je suis fière de moi.
Sinon, l'autre jour j'ai fait un chou-fleur au gratin. J'adore manger des légumes. Je fais cuire mon chou-fleur à la vapeur (la cocotte minute je ne connais pas, c'est un instrument pour barbares de la cuisine) au moment de faire ma sauce Mornay je me suis dit et si je remplaçais la maïzena ou la farine par de la farine bio pour pain de campagne (je fais mon pain moi-même). Dans ma casserole je mets un demi litre de lait, trois énoooormes cuillèrées à soupe de farine pour pain de campagne et je fouette jusqu'à ce que tout soit bien fluide. Je fais chauffer à feu doux jusqu'à ébullition en fouettant. Lorsque tout a bien épaissi je rajoute 50 g de beurre (oui je sais, je boycotte tous les produits bovins mais bon, le beurre pour une bretonne...), sel, poivre, un jaune d'oeuf, je mets le tout sur mon chou-fleur et au four pour gratiner.... C'est divin, ça change tout, c'est trop bon, c'est... miam !
Comme on papote... ça m'embête que les Karembeu se séparent. Oui, ça m'embête, j'aimais bien ce couple.
Au fait, les fleurs qui tombent sur mon blog, je les garde ou je les vire ? Moi elles m'énervent un peu mais bon, faut voir à l'usage.
" Bergère " de mon peintre préféré Julien Dupré
Particulièrement soucieux de l'élévation de son âme et de son esprit, Posen, brave berger berrichon, étudiait sans relâche pour ouvoir entrer dans les ordres. C'est pourquoi on trouve des statues de ce saint le représentant soit en prêtre, soit en pâtre mais presque toujours accompagné d'un mouton couché à ses pieds.
C'est donc tout naturellement, après qu'il eût été canonisé, que Posen devint le Saint patron des bergers et le protecteur des troupeaux. Le culte qu'on lui vouait revêtait une importance particulière dans les régions d'élevages ovins comme La Châtre, Santranges, Cluis, etc...où le vendredi précédent la semain Sainte, on venait le célébrer de toutes les campagnes environnantes, éleveurs de moutons, bergers et bergères en tête.
Dans l'église de Santranges se trouvaient deux statues du saint, l'une le représentait en berger, l'autre en prêtre. Ce vendredi là, il y avait une telle affluence à l'office que le curé de la paroisse devait se faire aider par d'autres ecclésiastiques venus des paroisses avoisinantes. Les fidèles prenaient soin d'apporter avec eux un pain spécial qu'il donnerait à bénir. Ce pain, ramené à la ferme, était ensuite partagé et mélangé à la nourriture des animaux que ce bon saint avait la réputation de protéger, mais aussi aux porcs puisqu'il avait également eu à garder ces derniers pendant son enfance. Cela était fait dans le but d'apporter santé et vigueur au troupeau, prospérité et bonheur aux maîtres et valets de ferme, qui en toure ne manquaient pas de faire dire des messes à l'intention du saint.
Ces vendredis, appelés vendredis blancs, étaient donc principalement la fête des bergers et des bergères, ces dernières étant beaucoup plus nombreuses dans la profession. Ils, elles se rendaient massivement armés de baguettes de coudrier, ou de bouleau joliment décorées, coupées à certains moments de la lune, ouvragées avec amour et parfois avec talent, débarassées de leur écorce pour former des bâtons blancs. C'est pour cette raison que ces vendredis se nommaient vendredis blancs. L'utilité de ces badines immaculées était grande, à la fois domestique et magique, puisqu'elles servaient tout aussi bien à compter les moutons, à les mener et à chasser le mauvais sort, en raison de vertus secrètes attachées au bois de coudrier. Tout comme le pain, ces bâtons blancs étaient présentés à la bénédiction du prêtre, puis suspendus à la poutre maîtresse de la bergerie. Le pâtre pourrait les prendre à chaque fois qu'il en aurait le besoin.
A l'issue de ces cérémonies du Vendredi Blanc, les bergères avaient coutume de se rendre en groupe dans les auberges pour y faire bombance. Ensuite on dansait, puis l'on s'en retournait dans les fermes, bien assuré cette année encore de la protection du on Saint Posen.
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