

J'avais complètement oublié les petites poupées coquelicots et tous ces
petits jouets que nous offraient la nature ! Tous ces petits jouets que mon grand-père confectionnait d'un coup de baguette magique. C'était du temps où les vaches paissaient paisiblement dans
les prés, elles avaient encore des cornes et rentraient deux fois par jour à la ferme pour la traite. Les agriculteurs n'utilisaient pas encore de pesticides, les coquelicots et les bleuets
poussaient à coeur joie le long des talus. En suivant le petit chemin bordé de noisetiers on arrivait au pré aux grenouilles, de l'autre côté des grosses ornières laissées par les tracteurs
poussaient des prunelliers. Mon grand-père nous donnait, à mon frère et moi, une petite poignée de prunelles au goût si âpre et acide qu'on avait l'impression de ne plus avoir de salive. Il
nous disait que tous le noyaux crachés donneraient d'autres prunelliers qui commenceraient à pousser l'année prochaine. Du coup, on ne les crachait pas mais on les posait délicatement sur la
terre en les enfonçant un peu.
" Tu veux une poupée ? " me demandait mon grand-père avec un regard
malicieux. Je le regardai avec de grands yeux, une poupée ce n'était pas possible, d'après ce que j'en savais elles habitaient toutes à la " Samaritaine " là où ma mère me trainait tous les
samedis. Elles étaient au rayon des jouets, alignées sagement les unes à côté des autres. D'ailleurs je n'aimais pas les poupées, je préférai jouer avec le château-fort de mon frère, ou au petit
train électrique.
Mon grand-père choississait soigneusement un beau coquelicot, il repliait sur la tige les pétales rouges, il formait la taille et les bras en nouant un brin d'herbe. La capsule servait de tête, le sommet la calotte et les étamines formaient une colerette autour du visage. La tige d'une graminée piquée sous la jupe servait de deuxième jambe. Et voila ! J'avais la plus jolie poupée qui puisse exister. Invariablement je l'appellai " Fanfan ". Je tenais avec bonheur mon précieux cadeau au creux de la main. Qu'elle était belle ma Fanfan.
" Moi aussi je veux une Fanfan " demandait mon frère. Et mon grand-père recommençait avec plaisir. Je regardais avec attention si la Fanfan de mon frère n'était pas plus belle que la mienne mais, ma Fanfan était toujours la plus belle à mes yeux !
Tableau de Julien Dupré
Au mois de juin, aux alentours de la Saint-Jean, les campagnes Sarthoises étaient envahies d'une odeur particulière : l'odeur du foin coupé. Une odeur douce sensuelle, presque enivrante qui s'exhalait surtout à la tombée du jour ! Le début de l'été, en effet, correspondait à la saison des foins.
Tôt le matin, après un copieux petit déjeuner arrosé d'un café et d'un verre de gnôle, les hommes partaient la faux sur l'épaule et le couillard (étui contenant la pierre à aiguiser) à la ceinture. Arrivés sur la prée, ils se mettaient en ligne, avec un léger décalage, et commençaient à couper l'herbe encore fraiche. Inlassablement ils répétaient le même mouvement semi-circulaire, de droite à gauche, le corps à demi plié vers l'avant, ne s'arrêtant que pour affûter la lame de leur faux.
Plus l'heure avançait, plus les rayons de soleil chauffaient. Il fallait quitter le gilet, retrousser les manches de la chemise, ouvrir le col, et ne pas oublier le chapeau ou le mouchoir noué aux quatre coins sur la tête.
La pause de midi était la bienvenue.
Tableau de Julien Dupré
A l'ombre d'un pommier ou d'une bouchure (haie) on sortait de la musette le déjeuner et on débouchait la bouteille gardée au frais sous une jonchée. Après une courte sieste réparatrice et avant de repartir, les hommes battaient la lame de leur faux à l'aide d'une enclumette et d'un marteau à bout rond. L'après-midi s'annonçait chaude et longue !
Une fois l'herbe coupée, il fallait la faner, la retourner avec une fourche à trois dents, l'éparpiller pour qu'elle sèche complètement. Puis venait le temps de la rassembler avec le rateau pour la mettre en tas, en muloches.
Restait la dernière étape, le rentrage du foin à l'abri dans le grenier : le chargement sur les charrettes pouvait attendre des hauteurs impressionnantes : c'était l'oeuvre de paysans expérimentés car il fallait que l'ensemble soit parfaitement équilibré sous peine de verser au moindre cahot du chemin !
Pendant les tristes journées d'hiver, si le paysan voulait s'évader un peu, il lui suffisait de monter à l'échelle pour retrouver, sous le toit, l'odeur agréable du foin coupé, l'odeur du mois de juin et de l'été !
Pour se mettre à l’abri des méchancetés du démon, son voisin, saint Michel construisit lui-même, en plein océan, cette habitation digne d’un archange. Et, seul en effet, un pareil saint pouvait se créer une semblable résidence.
Mais, comme il redoutait encore les approches du Malin, il entoura son domaine de sables mouvants plus perfides que la mer. Le diable habitait une humble chaumière sur la côte, mais il possédait les prairies baignées d’eau salée, les belles terres grasses où poussent les récoltes lourdes, les riches vallées et les coteaux féconds de tout le pays, tandis que le saint ne régnait que sur les sables. De sorte que Satan était riche, et saint Michel était pauvre comme un gueux.
Après quelques années de jeûne, le saint s’ennuya de cet état de choses et pensa à passer un compromis avec le diable, mais la chose n’était guère facile, Satan tenant à ses moissons. Il réfléchit pendant six mois. Puis, un matin, il s’achemina, il s’achemina vers la terre. Le démon mangeait la soupe devant sa porte quand il aperçut le saint. Aussitôt il se précipita à sa rencontre, baisa le bas de sa manche, le fit entrer et lui offrit de se rafraîchir. Après avoir bu une jatte de lait, saint Michel prit la parole :
Photo prise
avec un appareil photo jetable |
- Je suis venu te proposer une bonne affaire. Le diable, candide et sans défense, répondit : - Ca me va. - Voici, tu me céderas toutes tes terres. Satan inquiet voulu parler : - Mais… Le saint repris : - Ecoutes d’abord. Tu me céderas toutes tes terres. Je me chargerai de l’entretien, du travail, des labourages, des semences, du fumage, de tout enfin, et nous partagerons la récolte par moitié. Est-ce dit ? Le diable naturellement paresseux accepta.
Il demanda seulement en plus quelques-uns de ces délicieux surmulets qu’on pêche autour du mont. Saint Michel promit les poissons. Ils se tapèrent dans la main, crachèrent de côté pour indiquer que l’affaire était faite, et le saint reprit :
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- Tiens, je ne veux pas que tu aies à te plaindre de moi. Choisis ce que tu préfères : la partie des récoltes qui sera sur terre ou celle qui restera dans la terre.
Satan s’écria :
- Je prends celle qui sera sur terre.
- C’est entendu dit le saint.
Et il s’en alla.
Or, six mois après, dans l’immense domaine du diable, on ne voyait que des carottes, des navets, des oignons, des salsifis, toutes les plantes dont les racines grasses sont bonnes et savoureuses, et don la feuille inutile sert tout au plus à nourrir les bêtes.
Satan n’eut rien et voulut rompre le contrat, traitant saint Michel de « malicieux ».
Mais le saint avait pris goût à la culture, il retourna retrouver le diable :
- Je t’assure que je n’y ai point pensé du tout, ça s’est trouvé comme ça, il n’y a point de ma faute. Et pour te dédommager, je t’offre de prendre, cette année, tout ce qui se trouvera sous terre.
- Ca me va dit Satan.
Au printemps suivant, toute l’étendue des terres était couverte de blés épais, d’avoines grosses comme des clochetons, de lins, de colzas magnifiques, de trèfles rouges, de pois, de choux, d’artichauts, de tout ce qui s’épanouit au soleil en graines ou en fruits.
Satan n’eut encore rien et se fâcha tout à fait.
Il reprit ses prés et ses labours et resta sourd à toutes les ouvertures nouvelles du saint.
Extrait de Guy de Maupassant, La Légende du Mont Saint Michel, publié dans le journal Gil Blas, 1882.
Photo prise avec un appareil jetable
J'ai toujours des problèmes avec mon ordinateur, alors j'essaie de m'organiser autrement pour mettre un article sur mon blog. J'ai profité de ne plus avoir d'ordi pour passer le karcher partout sur la terrasse, les murs de la maison etc... Cela faisait trois ans que je ne l'avais pas fait, depuis la mort de ma puce ( à 4 ans), la soeur de mon Léonberg Maxou. Cela faisait trois ans aussi que je n'avais pas planté une fleur. Alors ce n'est pas grand chose mais voila mon petit coin d'été tout propre. Il me reste encore un grand sac de terreau alors j'ai envie de planter une lavande officinale, j'en ai vu de très belles à la jardinerie de Bricomarché.
Voila ma petite salle à manger d'été. Au fond mon palmier de 4 ans, devant un plant de Latona, à gauche des boutures de chèvre-feuille, deux pots de campanules bleues, dans les pots blancs des géranium lierre double, et dans les bacs blancs j'avais planté des bulbes de freesia et de phlox. Ca commence à pousser doucement.
Gros plan sur les campanules, j'aime beaucoup ces fleurs car elles sont les préférées des fées ! Et j'aime faire plaisir aux fées.
Kikou mon vieux caniche centenaire, le nez dans les graminées. Je me demande s'il n'a pas trouvé une fontaine de jouvence quelque part car il saute partout comme un kangourou et n'hésite pas à se mettre debout sur ses pattes arrières pour boxer sans raison son copain Maxou le léonberg !
Maxou le Léonberg : j'ai trouvé un petit coin tranqulle, laissez-moi dormir tranquille !
En tout cas, quelle chaleur, pas de pluie depuis début avril et nous ne sommes qu'au printemps !
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animation Garo
Je ne fête pas Pâques, d'abord parce que je suis non croyante, je n'aime pas le chocolat et je n'ai pas de bambins dans mon entourage. Lorsque j'étais petite, je croyais dur comme fer au père Noël, au marchand de sable qui passait sur son nuage avec nounours, si, si, je l'ai vu dans le ciel ! Bon la petite souris qui passait prendre la dent sous l'oreiller, je voulais bien mais je n'étais pas tranquille, dans mes livres les rats et les souris ça grignotte les doigts de pieds.
Mais, les cloches... comment ça des cloches qui volent jusqu'à Rome et qui arrivent à vous balancer des cloches en chocolat au 10ème étage d'un immeuble ! On peut être une petite fille à l'imagination débordante, les cloches je n'y croyais pas du tout, mais je jouais le jeu pour mes parents. Par contre, je refilai la cloche en chocolat à mon petit frère, ça lui en faisant deux et comme il était très gourmand, il était toujours malade pour Pâques..mdr... ! Et puis les cloches, ça ne rien de très attachant ni de sympa.
Du coup j'en profite pour faire quelques décorations sur mon blog. N'oubliez pas de cliquez sur l'oeuf en haut.
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J'aime bien le petit côté rétro des images anciennes. Je vous mêts une petite série sur Pâques.
Joyeuses fêtes de Pâques et bonne chasse aux oeufs pour les plus petits, ouvrez l'oeil et le bon.
BISOUS TOUT LE MONDE
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